16.3.12

"The Tour du Fromage" à ... San Francisco

S'il y a bien deux spécialités françaises ce sont le "Tour" et les fromages. Mêler les deux et vous obtenez un "Tour du Fromage", ou plutôt "The Tour du Fromage" car curieusement l'initiative n'est pas française mais américaine. Ou plus exactement, san franciscaine, car s'il y a bien un endroit où une telle idée pouvait germer, c'est à San Francisco.
Au programme, un circuit à vélo des meilleurs cheese shops de la ville  et dégustation dans chacune d'entre elles : Other Avenues (3930 Judah St.), Rainbow Grocery (1745 Folsom St.), Mission Cheese (736 Valencia St.), Little Vine (1541 Grant Ave.), Say Cheese (856 Cole St.) et Cheese Plus (2001 Polk St.)
Après la soirée "Vodka Bio" organisée dans le quartier de Mission, c'était donc au tour du "Tour du Fromage" d'animer la ville (la première édition avait lieu le 5 mars dernier). 
Cette ville nous surprendra toujours. C'est pour ça qu'on l'aime.





http://www.sfbike.org/main/tour-du-fromage-bike-to-sfs-best-cheese-spots/

12.3.12

Motherfucking Bike : une vidéo toute en autodérision, pardon, cyclodérision

On adore cette vidéo pour plein de raisons : 

  • car toutes les tribus sont là : fixies, hipsters, mass critic activists,sportifs ...
  • pour les rues de San Francisco : vite, vite, je veux y retourner
  • pour le message tout en CYCLOdérision : oui, les cyclistes se considèrent comme les seuls usagers légitimes de la rue (et ils ont raison)
  • et parce que la musique est fucking good.

Enjoy !!!



PS : Merci à Matt et Laurent pour la recommandation


10.2.12

Des villes adaptées aux vélos : l'appel du TIMES


En novembre dernier, Mary Bowers, jeune journaliste de 27 ans est renversée par un camion alors qu’elle se rendait en vélo à son travail. Mary Bowers n’a toujours pas repris connaissance. Cet événement tragique nous rappelle à quel point les politiques en faveur de l’usage du vélo en ville ne sont pas seulement nécessaires à la préservation de l’environnement ou au bien-être collectif, mais qu’elles peuvent sauver des vies humaines.

Il se trouve que Mary Bowers travaille pour le journal britannique The Times. En signe de soutien et pour éviter que de tels accidents se reproduisent, le journal a lancé un appel pour l’adaptation des villes à la bicyclette. Le manifeste comprend 8 points :
  •  Meilleur équipement des camions entrant en ville (détecteur, rétroviseurs supplémentaires,…).
  • Identification et aménagement des 500 croisements les plus accidentogènes du pays.
  •  Enquête nationale sur l’usage du vélo et les accidents dont sont victimes les cyclistes.
  • Mobilisation de 2% du budget de l’Agence des routes pour la réalisation de pistes cyclables.
  •  Meilleure éducation des cyclistes et des automobilistes notamment dans le cadre de l’examen de permis de conduire.
  • Limitation de la vitesse dans les zones résidentielles.
  • Incitation des entreprises à participer financièrement au développement de l’usage du vélo.
  •  Nomination d’un « responsable vélo » dans toutes les municipalités pour soutenir la mise en œuvre de ces réformes.
Le journal ne se contente pas d’énumérer ces mesures de « bon sens » - l’expression est à la mode – il invite ses lecteurs à relayer le manifeste sur leur compte Twitter et à interpeller directement leur député.

L’appel fait aujourd’hui tâche d’huile. Relayé par de nombreux bloggers – dont votre humble serviteur – c’est à présent au tour du journal italien La Republicca qui fait sienne la cause des deux roues sans moteur. 


Au pays du vespa et de la machina, La Republicca fait preuve d’un grand courage. Il fallait le saluer.


http://www.thetimes.co.uk/tto/public/cyclesafety/contact/
http://www.repubblica.it/cronaca/2012/02/08/news/appello_salviamo_i_ciclisti-29546045/?ref=HREC2-59

9.2.12

Vélo Poussette : le "must have" des jeunes parents

La venue d'un enfant met souvent un frein à l'usage du vélo, quand il ne provoque pas l'achat d'une voiture. Il est en effet périlleux de transporter son enfant sur son vélo, surtout les premiers mois. Mais depuis 2008, Taga propose une alternative : le vélo poussette, crossover dont tous les parents rivaient. Taga a pensé à tout :

"Le vélopoussette permet de passer du vélo à la pousette en quelques secondes. Avec les accessoires en option, aller faire les courses en transportant un à deux enfants devriendra un vrai plaisir. 
Les ATOUTS : Rapidité de transformation , haute qualité (matériaux utilisés, finitions, freins, roues, sécurité), Pouvoir prendre le métro (version poussette), se déplacer plus vite, plus amusant pour votre enfant, se déplacer facilement avec 2 enfants, vélo à 3, poussette double,... bref, incomparable, un nouveau mode de vie et de déplacement.
Lorsque votre ou vos enfants seront trop grands pour le vélo poussette, le vélo poussette reste fonctionnel : L'option shopping basket qui vous permet d'aller faire vos courses à vélo et de rentrer dans les magasins. Votre vélo poussette devient alors un vélo-caddie. Certaines personnes transportent même leur animal domestique à vélo."


Ce nouvel exemple de l'ingéniosité allemande devrait ravir tous les jeunes parents soucieux de leur santé et du monde qu'ils souhaitent léguer à leurs enfants. 
Le vélo poussette, un must have pour diminuer sa footprint.






http://www.tagabikes.com
http://www.velopoussette.com


PS : Merci à Sergio Tanara pour l'info.

2.2.12

Intermodalité : exemples américains


L’intermodalité en France a encore du chemin à faire. Dans les esprits d’abord, il suffit de voir la méfiance réciproque, voire la franche hostilité, que portent les chauffeurs de bus parisiens aux cyclistes, qui le leur rendent bien. Dans la pratique aussi, avez vous déjà essayé de loger votre vélo dans un TGV, monter les marches, franchir la porte étroite, loger votre vélo - ou la housse le contenant - dans l’espace prévu à cet effet (pas forcément prévu à cet effet d’ailleurs) ? L’opération est à peine plus aisée dans le métro et uniquement envisageable aux heures creuses.

Bref, si l’intermodalité en France reste un chantier ouvert – notamment celle qui nous intéresse, l’association pour un même trajet du vélo et des transports en commun – des solutions pratiques sont mises en œuvre outre-Atlantique. Passage en revue de quelques solutions de bon sens.

Bus – vélo

A San Francisco, comme à Portland ou à Seattle, les cyclistes pris de fatigue, surpris par la pluie, accablés d’une crevaison, ou stoppés par la déclivité trop prononcée du relief, peuvent installer leur vélo sur des portes-vélos installés à l’avant du bus. L’opération ne prend pas plus de 10 secondes. La première fois que j’ai essayé de le faire, c’était à Seattle, le chauffeur du bus est descendu pour m’aider.

A San Francisco toujours, les pots d’échappement des bus ne sont pas situés au niveau des naseaux des cyclistes mais en hauteur, sur le toit Ça vous change la vie. Combien de fois, chers cyclistes, n’avez vous pas doublé précipitamment un bus prêt à repartir, uniquement pour vous éviter une pleine bouffée de l’air carboné craché par ce dernier ? Ce simple aménagement mécanique, s’il était mis en œuvre à Paris, contribuerait grandement à pacifier les relations entre cyclstes et chauffeur(ard)s de bus.

Train - vélo

Saluons d’abord les efforts entrepris par la SNCF depuis quelques temps et le bon accueil réservé aux vélos par les TER. Pour les TGV c’est une toute autre affaire. D’abord, tous n’autorisent pas les vélos et certains imposent que ces derniers soient transportés dans des housses.  Or, les cyclotouristes – c’est surtout d’eux dont il s’agit en l’espèce - n’aiment pas démonter et remonter leur vélo chaque fois qu’ils prennent le train et ne voient pas d’un bon œil le fait de transporter tout au long de leur périple la housse n’ayant servi que quelques heures dans le train.

L’Amtrak (société de chemin de fin américaine) l’a bien compris et réserve un wagon entier aux transports et valises hors dimensions (vous savez les valises et planches de surf qui ne rentrent dans aucun des espaces de rangement d’un TGV). Pour 5 dollars, vous pouvez faire transporter votre vélo dans le même train que celui que vous prenez, il suffit de le porter sur le quai, un agent le monte pour vous dans le wagon spécial et le redescend sur le quai à la gare de votre arrivée. Pratique, et avec le sourire de l’agent en  prime.

Intermodalité et cordialité, les Américains ignorent peut-être tout de la notion française du service public, mais ils ont le sens du service.



1.2.12

Le vélo, dernier accessoire de mode - SUITE

Le vélo envahit donc la mode, jusque dans ses moindres détails.
Quelques jours après mon précédent post sur le sujet, voilà que mes anciens collègues m'offraient ces magnifiques boutons de manchette, bleus roi, en forme de bicyclette.
Merci à vous chers collègues, chics et solidaires, comme dirait le concept store du boulevard Beaumarchais.




20.1.12

Le vélo, dernier accessoire de mode


Merci, le concept store parisien aime les cyclistes. Pour preuve,  le nombre impressionnant de garages à vélo installés sur le trottoir qui borde le magasin. 


Poursuivant son oeuvre de prosélytisme, Merci organise, du 18 janvier au 18 février, une exposition intitulée My Bike, transportation dans la ville.

Avec tout le savoir-faire qui a fait la renommée de la boutique et avec la complicité d’Heritage Paris, Bicycle Store et en Selle Marcel, Merci érige le vélo en dernier accessoire de mode.

Le chic à deux roues pour mieux signifier que dorénavant le chic a deux roues.

Des vélos aux formes élégantes, aux couleurs flatteuses et aux finitions soignées sont exposés à tous les étages. Des oeuvres d’art empruntant à la mécanique vélocypèdique - le lustre BULB WHEEL, en forme de roue de bicyclette du designer Tom Dixon éclaire le hall d’entrée – ponctuent l’exposition . Et pour ceux qui trouvent que ce n’est pas le moment d’acquérir un vélo Paul Smith, des tendeurs à 2€ aux couleurs de votre choix vous sont proposés. Bref, il y en a pour tous les (bons) goûts et toutes les bourses.

Ne ratez pas les ceintures en pneux de vélo recyclés - sur le présentoir de gauche en entrant – elles sont de toute beauté!

Après les avoir vues, vous conviendrez aisément qu'en 2012, le chic a deux roues.



Pour vous y rendre d’un coup de pédale : Merci, 111 boulevard Beaumarchais, Paris, 3ème.  www.merci-merci.com

13.1.12

Ride your Bike ... get Rich ... shape your Body

What do you usually wish for the new year : health, happiness, wealth?
Well, stop wishing, start doing!
It's all about you and it's as simple as that :

RIDE A BIKE!!!

If you find this behest excessive, look at the excellent infographic by Cliff Kuang (Co.Design).





http://www.fastcodesign.com/1665634/infographic-of-the-day-how-bikes-can-solve-our-biggest-problems

9.1.12

Vélissime, la cantine itinérante qui fait gargouiller les ventres

La livraison à bicyclette est en plein boom. On ne compte plus les coursiers à vélo, le blog faisait écho il y a quelques semaines de l’entreprise Bicycle Coffee qui livre du café fraîchement torréfié du côté de San Francisco. De la boisson aux petits plats préparés il n’y a qu’un pas. C’est celui franchi par Vélissime, la cantine itinérante.
L’idée est pratique, « Je m’installe au pied de votre bureau avec mes petits plats tout bons et tout chauds » ; le prix très abordable : 10€50 pour la formule entrée-plat-dessert ; et le menu plus qu’alléchant : cette semaine caviar d’aubergine, korma de poulet, gratin dauphinois, salade de riz sauvage au magret et à la mangue … sont à la carte.
Si vous travaillez dans l’ouest parisien, descendez vite au pied de votre immeuble, un cyclo-vendeur est peut-être en train de livrer ses derniers fondants au chocolat.

Pour retrouver les points de vente et tout savoir sur Velissime :
http://www.velissime.fr
http://leblog.velissime.fr


5.1.12

Bikes are so in fashion

In San Francisco, bikes are everywhere... even on sweaters.


1.1.12

Curbside Haikus : when poetry supports road safety

Imagine a world
Where your every move matters.
Welcome to that world.

A sudden car door
Cyclist’s story rewritten.
Fractured narrative.

These Haikus captionned the new colorful artworks safety signs that have been put in at many high-crash locations in New York. The series called « Curbside Haikus » features 12 designs by artist John Morse that mimic the style of traditional street safety signs with accompanying haikus. Each one express a different safety message by focusing on one transportation mode.

The « Curbside Haikus » initiative is an education and public art campaing launched last November by New York City Department of Transportation (DOT). The campaign aims to make all street users aware of the importance of shared responsability to keep NY City’s streets safe. To draw attention, the DOT chosed a short form of Japanese poetry that juxtapose images or ideas to highlight the manner in which the elements are related.

… Exactly like different users of the street are, both separate and related.

Poetry to support road safety. What a great idea ! And what great wishes for 2012. So, I wish you all a poetical and safe year, in New York or anywhere else.


http://www.nyc.gov/html/dot/html/safety/curbside-haiku.shtml


25.12.11

Aphorisms

For Kennedy bike is pleasure, for Hemingway bike is the best way to discover a country, for Einstein bike is a symbol of life, for Anthony bikes did a lot to emancipate women while for Weir bikes are as good as guitars for meeting girls.

And for you, what does bike stand for?


28.11.11

Bamboo Bike Studio, « the best bike is the one you build yourself »

San Francisco regorge de community worshops (ateliers fournissant outils et conseils) dédiés au vélo. Le Bamboo Bike Studio a pour signe distinctif d’aider les cyclistes bricoleurs à fabriquer leur vélo à partir de morceaux de bambou.
Oui, oui, de bambou.
Le studio fournit les sections de bambou pré-taillées nécessaires à la réalisation du cadre et les conseils qui vous permettront de les souder les unes aux autres. Ajouter la selle, les roues, le pédalier et les freins et le tour est joué. Tout cela demandera tout de même quelques jours de travail mais le résultat n’en sera que plus gratifiant. Le tout se déroulant dans une ambiance très chaleureuse.
Avant de vous lancer dans l’aventure, vous pouvez essayer les quelques exemplaires mis à disposition, vous constaterez leur légèreté, la souplesse du guidage et le confort de l’assise.
Une fois de plus San Francisco propose un mix dont elle seule a le secret : do-it-yourself, sustainable and recyclable material, community participation sans rien sacrifier de la design touch.
« Definitely, the best bike is the one you build yourself … in Bamboo Bike Studio – San Francisco. »


Lien vers le site :  

PS : merci à Abde pour l’information, c’était bien sur Post Street.

27.11.11

A Sunday Afternoon in San Francisco

A warmer than usual fall day in San Francisco inspired me to grab my bike, ride through Golden Gate Park, check out the Buffalos on my way to the ocean, climb up to the cliffs, view the Golden Gate Bridge, smell the eucalyptus of Presidio park and finish with a pastery at La Boulange. A last hill, a last view on the Bay. It was a Sunday afternoon in San Francisco.

21.11.11

The proper use of bike lanes by Casey Neistat

Tous les cyclistes patentés savent que les pistes cyclables peuvent être dangereuses. Et paradoxalement, leur multiplication tend à renforcer l'idée que la route ou la voie "normale" est à l'usage exclusif des voitures.
Pour vous en convaincre regarder cette vidéo hilarante de Casey Neistat. Du bon usage ou des mésusages des pistes cyclables.



A lire, aussi, l'article du bike blog du Guardian.

http://www.guardian.co.uk/environment/bike-blog/2011/jun/09/casey-neistat-bike-lane

PS : merci à Laurent pour l'information.

14.11.11

Le vélo, ami fidèle, jusqu'au jour où...

Il était temps d'ouvrir la rubrique littéraire de ce blog.
Pour l'inaugurer un petit texte poétique sur ces disparitions trop fréquentes, parfois douloureuses, toujours embêtantes.
Merci à Laurent pour la découverte de ce texte : Absence, d'Agnès Baudot, extrait du livre collectif Guide de la ville invisible : Rennes, publié aux éditions Terre de Brume, 1999.


ABSENCE

Matins grincheux,
Matins pluvieux,
Matins heureux,

Il les partageait avec moi. Toujours.
Trajets quotidiens ou escapades en ville,
il m'accompagnait. Toujours.
Rires soudains,
pleurs de découragement,
émerveillements,
impatiences.
Il me portait, me supportait. Toujours.
Retards, insouciance, oublis, il m'attendait. Toujours.
Et pourtant, un soir, devant ce cinéma
Il ne m'attendait pas, il ne m'attendait plus.
Il avait laissé là,
l'empreinte du vide.

On venait de me voler mon vélo.

AGNES BAUDOT


http://www.terredebrume.com/

8.11.11

Bicycle coffee : pedaling the perfect roast


« We roast quality coffee, grown by sustainable farms and deliver it by bicycle ».


Du San Franciscain pur jus ce concept, un parfait résumé de l’essence même d’une ville qui propose une palanquée de cafés sympathiques et branchés, adore tout ce qui est green et sustainable et est traversée en permanence et dans tous les sens par des hordes de cyclistes.

Soit trois bonnes raisons d'aimer cette ville.

Dans ce petit coin de paradis terrestre, trois frères, un cousin et un ami de la famille ont donc décidé de torréfier eux-mêmes leur café et de le distribuer à vélo dans les magasins (Whole Foods évidemment), bars et restaurants de San Francisco, Oakland et Berkeley.

Leur initiative s’inscrit dans un mouvement très présent ici de relocalisation de la production et de la consommation. Les marques de vêtements, les fabriquants de meubles produisant directement à San Francisco se multiplient. Quant aux restaurants nombreux sont ceux qui se fournissent exclusivement auprès des fermes environnantes.

San Francisco, ville cosmopolite, capitale mondiale de pas mal de choses et ardente promotrice de la filière courte, de la petite série et de la production de proximité, une synthèse à méditer en buvant votre prochain café!

En attendant venez découvrir le site internet de Bicycle Coffee. Pour ceux qui sont dans les parages vous y trouverez la liste des magasins et cafés desservis.

http://www.bicyclecoffeeco.com


3.11.11

Une certaine idée de la femme moderne

Croisée régulièrement à San Francisco. Il ne s'agit en rien d'une caricature.
L'illustration est issue d'un petit opuscule publié par la marque d'accessoires pour vélo Chrome (merci Abde).

31.10.11

Ah, les [bois]cyclettes de Renovo !

Les vendeurs de bicyclettes ne manquent pas à Sausalito (Californie, nord de San Francisco), mais le seul qui compte vraiment c’est Renovo. Ce dernier a la particularité de vendre des vélos en bois. Oui, vous avez bien lu, des vélos en bois. Et quels vélos !
Des petites merveilles, alliant performance, confort et beauté. Les cadres sont composés de différentes essences. Légers (compter entre 1,5 et 2,5 kg pour le cadre) et souples, ils absorbent les chocs et vibrations parasites bien mieux que les cadres de métal. Robustes, leur durée de vie est presque infinie (les premiers avions étaient en bois et résistaient aux atterrissages, donc un vélo en bois résistera bien à vos puissants coups de rein).
Tout en courbes tendues et en formes oblongues, le dessin des cadres est splendide. Au plaisir des yeux s’ajoutent celui plus rare du toucher, la chaleur et la douceur du bois sous vos mains.
Bref, vous l’aurez compris, ces vélos combinent performance et sensualité. Pour un peu on leur ferait presque l’amour !

Pour la course, la randonnée ou la ville, plusieurs catégories de vélo sont disponibles. Pour les découvrir allez faire un tour sur le site : http://www.renovobikes.com

25.10.11

Pacific Coast : Muir Woods

Le Golden Gate Bridge porte bien son nom. Plus qu’un trait d’union, il est une porte vers un autre monde. Immédiatement après l’avoir franchi du sud au nord, la ville s’efface au profit d’une nature accueillante. Après Sausalito, le parc naturel de Muir Woods et sa petite plage offrent ainsi leur écrin aux cyclistes du dimanche. Ils étaient nombreux dimanche dernier à profiter du beau temps. Je faisais partie du lot. 80 km de montées et de descentes et un petit bain dans l’océan. C’était le 23 octobre et à San Francisco c’est encore l’été.

24.10.11

Pacific Coast : Sonoma & Napa valleys : un petit verre pour la route.

4 jours de vélo au nord de San Francisco, dans les vallées de Napa et Sonoma, deux hauts lieux de la viticulture américaine. 350 km, quelques cols entre 500 et 600 m, des routes sinueuses bordées de chênes le plus souvent, d’eucalyptus parfois, quelques palmiers ponctuant de façon incongrue les champs de vignes. Une atmosphère d’été finissant qui apaise les sens et quelques dégustations de vins locaux pour l’hydratation. Retour en ferry, le Golden Gate Bridge, au loin, majestueux.



5.10.11

Steve Jobs : " I actually bought a bicycle recently. It's just ... wonderful."

A la question d'un journaliste lui demandant quel était le dernier objet technologique qu'il ait acquis avec bonheur, Steve Jobs répondit : "I actually bought a bicycle recently. It's just ... wonderful." (The Independent, 29 octobre 2005).

Quelques années auparavant, Steve Jobs comparait les ordinateurs à des vélos pour l'esprit, "Computers are like a bicycle for our minds". Ils permettent à l'homme d'avancer plus vite et plus loin.

Steve Jobs, le visionnaire, était aussi un amateur de vélo.

27.9.11

Bi(K)o garden : que faire d’une place de parking ?

Le 16 septembre dernier se déroulait à Seattle, comme dans de nombreuses villes, le PARK(ing) Day. Le temps d’une journée artistes, activistes et citoyens sont invités à transformer une place de parking pour d’autres usages que l’entrepôt momentané d’une automobile.
Tout a commencé en 2005, à San Francisco, lorsque l’agence de design REBAR décide de louer pour deux heures une place de parking. Après avoir acquitté sa dette à l’horodateur, l’agence installe une pelouse, un banc, un arbre et voilà l’affaire lancée. La photo de l’installation fait le tour de la planète et le Park(ing) Day devient un événement annuel « open-source » ouvert à toutes les villes du monde.

Au cours des années, des places de parkings ont été transformées - momentanément - en jardin potager, clinique, espace de débat, atelier de réparation de vélos et même en salle de mariage ! De quoi repenser radicalement l’usage de l’espace public et le paysage urbain.
Le projet Bi(K)o garden des architectes Melissa Glenn et Matt Inpanbutr rappelle que le vélo libère l’espace public encombré d’automobiles et qu’à la place d’un rectangle d’asphalte, celui-ci pourrait être couvert de plantes. Une vision un peu idyllique certes, mais l’image est éloquente. L’installation est visible pendant un mois à Seattle. Pour la rendre pérenne, une seule solution, abandonner la voiture et enfourcher votre bicyclette.


Liens :
Le projet bi(k)o garden : http://blog.4culture.org/2011/09/bi-ko-garden-comes-to-4culture
Le projet PARK(ing)Day : http://parkingday.org
L'agence REBAR : http://rebargroup.org

21.9.11

Seattle Bike Polo

Seattle est une capitale mondiale du vélo, sous toutes ses formes (comme quoi, une ville peut avoir 300 jours de pluie par an et une relief accidenté et développer l'usage de la bicyclette).

Rien d'étonnant donc à découvrir des joueurs de polo à vélo sur un playground de Capitol Hill.

La tribu dispose d'un site internet : http://seattlebikepolo.com



20.9.11

Pacific Coast : Puget Sound

Etape 21 : Portail Papillon

Itinéraire : Vancouver > Bellingham > Chuckanut drive > Edison > Anacortes

Distance : 66 km

Commentaire : Reprise de la route, seul. Une étape absolument magique, pour ne pas dire miraculeuse.
Les paysages sont splendides, la Chuckanut drive offre des vues magnifiques sur les îles de San Juan et le Puget Sound, puis la route emprunte les routes rectilignes des polders de la Samish bay.
Le miracle a lieu à Edison. Au moment de repartir je découvre un portail papillon. Il existe donc au moins un portail papillon en Amérique ! Un magnifique spécimen du reste. Les connaisseurs mesureront le caractère exceptionnel de la découverte. Les autres peuvent se reporter au blog bien connu dédié à ce phénomène d’art populaire : http://www.portailspapillons.org

Illustrations :

 

Etape 22° : 2 000 km !

Itinéraire : Anacortes > Deception Pass > West Beach > Coupeville > Keystone > Port Townsend

Distance : 62 km

Commentaire : Puget Sound sous le soleil et toutes les nuances de bleu. Magique ! Pour l’anecdote, la barre des 2 000 km est franchie.

Illustrations :



 

Etape 23 : Retour à Seattle

Itinéraire : Port Townsend > Chimacum > Port Gamble > Poulsbo > Bainbridge > Seattle

Distance : 98 km

Commentaire : 23ème étape et fin de la première partie du voyage. Retour à Seattle par des routes devenues presque familières. Place au repos et à d’autres découvertes.

Illustrations :


Pacific Coast : British Columbia

Etape 19 : Au loin là-bas

Itinéraire : Victoria (Thetis Lake Park) > Langford City > Malahat > Cowichan Bay > Duncan

Distance : 67 km

Commentaire : Hier nous étions au loin là-bas au pied du Mont Olympia. Ce matin nous étions au loin là-bas au fond du Saamich Inlet, au pied du mont Malahat. Ce soir, nous serons au loin là-bas après les marais de la Cowichan bay.
S’arrêter, se retourner, et prendre tout à coup conscience de la distance parcourue (ou à parcourir) à partir de quelques repères topographiques. C’est là l’un des multiples plaisirs du voyage à vélo : l'épreuve des distances et des reliefs, le lent défilement des paysages qui vous font découvrir un pays dans son épaisseur.

Illustrations :




Etape 20 : D’un pont à l’autre

Itinéraire : Duncan > Mapple Bay > Chemainus > Ladysmith > Nanaimo > Vancouver

Distance : 100 km

Commentaire : Après 20 jours de route nous arrivons à Vancouver. Dernière étape commune avec Abde. Nous finissons comme nous avions commencé, en franchissement un pont. Celui-là est vert et se nomme Lions Gate Bridge. Le compteur affiche 1 877 km. 1 877 km de plaisirs partagés et de découvertes. Merci Abde, le plus formidable compagnon de route.

Illustrations :



Pause 3 : Vancouver

Commentaire :

Pour résumé, Vancouver c’est une ville américaine avec des parcs et des plages partout mais on ne peut pas se baigner toute l’année, loin de là.
Merci à Frédérique et Patrice pour leur accueil et la découverte de leur ville d’adoption.

Illustrations :



19.9.11

Pacific Coast : Washington State

Etape 14 : Train + Vélo

Itinéraire : Portland > Kelso - Longview  > Castle Rock > Toledo >  Lewis&Clarck State Park

Distance : 58 km

Commentaire : Pour que l’exploration de la condition de cycliste en Amérique soit totale, il nous fallait tester les possibilités de transport multimodal. Nous voilà donc à emprunter le train pour repartir vers le nord et l’Etat de Washington. Le service de l’Amtrak est d’une efficacité incroyable. Pour 5 dollars, un employé de la compagnie charge votre vélo dans le wagon des bagages encombrants et le descend à votre gare d’arrêt.
Rien à voir avec le NON-service proposé par la SNCF : pour 10 euros, si vous êtes parvenu à réserver une place, vous êtes livré à vous-même pour caser votre vélo dans l’espace en tête de train après avoir escaladé péniblement les trois marches et franchi la porte étroite d’accès au wagon , à moins que vous ne choisissiez l’option démontage + housse et espace bagages ce qui n’est pas plus évident. Le wifi est disponible en classe économique ainsi que des prises de courant et un espace décent pour étendre vos jambes. Lorsque la SNCF aura enfin intégrer la notion de « service » on pourra peut-être espérer quelques améliorations.
Ceci étant dit, l’étape du jour fût assez courte. Nous apercevons en fin de journée les pentes de la montagne Sainte-Hélène.

Illustrations :



Etape 15 : Discovery : le roi des RV

Itinéraire : Lewis&Clarck State Park > Centralia > Oakville > Elma

Distance : 104 km

Commentaire : Il est temps d’évoquer nos compagnons de route les plus fidèles : les RV (Recreational Vehicle), car nous en avons croisés beaucoup sur les routes et dans les campings. La traduction française, « Camping Car », est trompeuse, car les RV s’apparentent plus à un grand deux pièces sur roues avec tout le confort moderne qu’à un van aménagé. Il y aurait beaucoup à dire sur ces engins : leur encombrement fantastique, leur non mobilité paradoxale, leur préférence pour les campings de bord d’autoroute sans aucun charme mais ce qui nous a le plus émerveillé ce sont leurs noms, exacts antonymes de leur utilisation concrète.
Nous vous en livrons les plus formidables : Cougar, Everest, Legends, Raptor, Winner circle, Sandstorm, Bighorn, Copper Canyon, Sunflyer, Phaeton, Pinnacle, Alpenlite, Weekend Warrior, Eagle Super Lite, Knight Monaco, Big sky, Andeavor, Hitchjack 2, Trail Cruiser, Vista Cruiser, Southwind Hurricane, Monarch Space, Citation supreme, Intruder, Fiesta lx, Road Ranger, Discovery…
Pour ce qui concerne l’étape : montées matinales au milieu de la forêt, quelques chiens agressifs, déjeuner chez Papa’s Café, routes ensoleillés et planes le long de la rivière Chehalis l’après-midi.
Le soir nous campons au …  Elma RV Park juste à côté d’un magnifique Discovery, prix de base, 250 000 $ !

Illustrations :



Etape 16 : Vélo + Ferry

Itinéraire : Elma > Shelton > Belfair > Bremerton > Seattle

Distance : 120 km

Commentaire : Multimodalité toujours. Le Ferry pour Seattle en fin de journée, mais avant cela 120 km à parcourir. Première découverte du Puget Sound alternance d’îles, presqu’îles, péninsules, bras de mer, lacs avec les montagnes au loin. Emerveillement.

Illustrations :




Pause 2 : Seattle

Commentaire : Trois jours à Seattle : Pioneer Square, Downtown, site de l’exposition universelle, Capitol Hill, Volunteer Park, Public library, Gas Works Park, Fremont, Lake Washington … Une ville d’architecture. Repos et rencontres.

Illustrations :


Etape 17 : Crevaison, parce qu’il en fallait bien une !

Itinéraire : Seattle > Bainbridge Island > Port Ludlow > Port Hadlock > Sequim

Distance : 106 km

Commentaire : Photo 1 : nous rejoignons l’Olympic Peninsula à partir de Bainbridge, ville qui considère les vélos et l’affirme : « Bicycle Friendly Community ». Photo 2 : les barres énergétiques Cliff sont délicieuses, nous les avons dégustées tout au long du voyage, il était temps de leur rendre hommage. Photo 3 : la crevaison, un clou de 2 cm qui a transpercé le pneu arrière du vélo d’Abde de part en part. Plutôt que de l’enlever, Abde décide de le laisser planté dans le pneu et d’attendre l’arrivée au camping. Moyennant quelques regonflages réguliers nous atteignons bon port : le Sequim Bay State Park, dernier camping de State Park du voyage.

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Etape 18 : Etats-Unis > Canada

Itinéraire : Sequim > Port Angeles > Victoria (Thetis Lake Park)

Distance : 61 km

Commentaire : La piste cyclable entre Sequim et Port Angeles offre de beaux points de vue sur les paysages « alpins » de l’Olympic Peninsula. Sur le ferry nous retrouvons un couple de Canadiens qui roule sur un tandem en position assise. C’est donc en bateau que nous franchissons la frontière. Après-midi canadienne, à Victoria, sur Vancouver Island.

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16.9.11

Pacific Coast : Oregon

Etape 9 : Fred Meyer

Itinéraire : Brookings > Gold Beach > S.H. Boardman State Park > Ophir > Humbug Mountain State Park

Distance : 85 km

Commentaire : Un bon ravitaillement est la condition d’une progression régulière, et nous y accordons un soin quotidien.  Les grocery stores des petites villes, les Safeway des villes moyennes, les Whole food des grandes métropoles sont autant de passages obligés. Mais le meilleur d’entre tous reste incontestablement le Fred Meyer de Brookings. En plus des rayons alimentaires classiques, de l’espace cafeteria, du wifi gratuit et des prises électriques situées dans le hall permettant de recharger les téléphones, vous pouvez aussi y acheter des vêtements, des arbres ou des armes à feu. Bref de quoi s’y attarder au moins une heure (ça nous est arrivé plus d’une fois).
Ravitaillement fait, nous entrons dans le Samuel H. Boardman State Park : vues magnifiques sur les falaises et îlots rocheux qui forment le rivage. Ce dernier se mue ensuite en d’interminables dunes à partir de Gold Beach. Les cyclistes du jour : Antony, canadien au milieu de son Quebec – Vancouver – Panama et deux jeunes canadiennes au milieu de leur Vancouver – San Francisco.

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Etape 10 : Vent de face

Itinéraire : Humbug Mountain State Park > Port Oxford > Bandon > Charleston

Distance : 95 km

Commentaire : L’IMMENSE majorité des cyclistes parcourent la côte ouest du Nord au Sud pour bénéficier des vents dominants. Autant dire que nous faisons figure d’exception, du reste nous n’avons croisé aucun compère effectuant le parcours du Sud au Nord. Jusqu’à présent, nous avions pris avec circonspection les avertissements ou les mots d’admiration des cyclistes rencontrés. Les vents contraires étaient à peine perceptibles. Rien de bien méchant.
Jusqu’à cette dixième étape ... où le vent s’est levé. Le vent qui ralentit, le vent qui refroidit, le vent qui use, le vent qui fatigue, le vent qui irrite les pupilles … oui il y a une réelle différence à parcourir la côte pacifique avec les vents contraires. L’étape fut éprouvante.
Par bonheur, le soir, au camping, des voisins nous offrirent un crabe péché le matin même. 
Ah, les plaisirs du bord de mer !

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Etape 11 : 1 000 km !

Itinéraire : Charleston > North Bend > Lakeside > Reedsport > Florence > Heceta Heal > Carl G. Washburne Memorial State Park

Distance : 114 km

Commentaire : La côte de l’Oregon est conforme aux dires des cyclistes rencontrés. Belle, très belle même, sauvage, mystérieuse, changeante. Aux marais de Lakeside, succèdent les dunes du nord de Florence puis les falaises d’Heceta Heal. Autre confirmation, le vent de face rend décidemment la progression plus difficile. Deuxième jour avec vent de face, mais la barre des 1 000 km est franchie !

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Etape 12 : OceanBlue@gino’s restaurant : Fish&Chips

Itinéraire : Carl G. Washburne Memorial State Park > Yachats > Newport > Lincoln City

Distance : 120 km

Commentaire : Troisième jour avec le vent qui souffle sur nos museaux. Franchissement de ponts ventés. Longues lignes droites sur des routes souvent très fréquentées. Pour tenir le choc, nous soignons notre ravitaillement : délicieux Fish&Chips à Newport servis à l’OceanBlue@gino’s restaurant. Dernier jour le long de la côte pacifique à proprement parler. Nous sommes contents de changer un peu d’atmosphère.

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Etape 13 : Chemins de traverse

Itinéraire : Lincoln City > McMinville > Yamhill > Forest Grove > Hillsboro > Portland

Distance : 128 km

Commentaire : Nous quittons la côte pour rejoindre Portland située à l’intérieur des terres. La vallée de la Villamette, avec ses vignobles, ses champs de céréales bordés de mures chaudes nous ouvrent ses bras chaleureux. Après 13 jours consécutifs d’effort, nos jambes réclament une pause.  Les deux jours off à Portland ne seront pas de trop.

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Pause 1 : Portland

Commentaire : Visites, changement de roue arrière pour moi (encore deux rayons cassés), passage à la célèbre librairie Powell, Washington Park, cafés au Barista, dîner au Ping restaurant …
La ville est un paradis pour cyclistes, même si nous enfourchons nos vélos le moins possible. Nous réapprenons à marcher, nos jambes avaient presque oublié.

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